J'en vois tout ses aliments mâchés et déglutis de mon adversaire, l'oesophage, arriver dans mon empire. Mon palais
d'acide chlorydrique. J'y vis tellement bien. Ces bruitages, avant, m'évicéraient, mais maintenant, c'est comme
le bruit des herbes folles qui s'agitent avec le vent. Je vis dans un estomanc. La bombe explosera bientôt.
Bombe à retardement.
C'était sur cette route. Cette route bleue. A chaque pas, il s'enfonçait.
Elle avalait ses pas. Il ne désirait que marcher, vivre tranquilement. Mais l'eau en avait décidé autrement.
Il s'enfonçait. Dans cette route bleue. L'eau l'embrassait. Ils ne faisaient bientôt plus qu'un. L'élément de
l'inconnu. Cette ineffable souffrance lui devenait presque un plaisir. Ses poils s'hérissaient de désir, l'eau
glaciale lui était aussi brûlante que le corps de cette fille, la première fois qu'il l'avait rencontrée. C'était cette
maladie qui la faisait ralentir son existence. Le jour où elle s'était endormie, elle n'avait pas pu lui adresser
ce sourire d'adieu. Car elle savait que la seule chose qui lui était belle et surtout fidèle, cette chose qui ne la
laissait plus seule, c'était cette fièvre tordante qui l'accompagnait partout, et non pas lui. Il était donc là. Sous l'eau.
L'eau qui l'embrassait.
Je respire l'eau. L'oxygène m'étouffe. L'eau glaciale de préférence. Parce que lorsque
je la respire, elle me glace le cerveau. Et mes idées sont encore plus confuses que d'habitude.
Un jour, j'y monterai. J'y planterai mon drapeau. Celui de la liberté. Et du
rejet de ce conformise de pute. Jamais je n'avais vu cela. Je ne le reverrai plus jamais. Et puis cette affreuse
vision. Se connecter à facebook et voir l'emprise du conformise sur les gens censés être vos amis. Quand on
voit sur la page d'accueil, combien les gens font tous pareil, une seule idée vous vient à la tête. Du moins, la
mienne était de supprimer ce compte qui est encore plus inutile que ce blog. Mais bon, certaines personnes
sont vraiment exceptionnelles. Il y a ces quelques exceptions qui m'en ont dissuadées. Et je remercie ces
personnes d'exister et de rejeter cette dure réalité. L'arbe va mourir. Les racines commencent à se montrer.
Jamais. Ces racines avaient tant de prestance. On voyait des vagues dans le bitume entarcite. Comme si ce
macadam devenait magique et beau. Non. C'était la première fois et la dernière fois que je voyais cela. L'arbre
a été arraché. Pour cause de dérengement à la vision de ce bout de graisse sur pattes. C'est plutot cette hideuse
graisse qui respire qui dérenge, oui. C'était l'arbre et la graisse. L'arbre a gagné. Il n'est plus. La graisse git
dans sa chaise longue désormais. Parfois on sent une odeur écoeurante. Celle de la graisse humaine qui brûle.
Il est loin de tout.
J'ose même pas parler de ce pied. Plus énorme que lui, jamais vous n'en trouverez. Le pire dans
tous ça. C'est que ce pied, est dans son visage. Pauvre fille n'est-ce pas? Moi, je ne trouve pas.
Je dirais plutôt, tanpis pour elle. Elle n'avait pas qu'a faire sa putain de prétentieuse de merde.
Chacun est puni dans ce monde. Elle, c'est sûrement sa première punition. Enfin, vu sa gueule,
je crois que sa naissance est en elle même, une punition envers ses parents.
POUAHAHAHA.